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Il y a 41 ans, Apple réalisait un coup de maître marketing pour son premier Macintosh

1984 : l’année où Apple a montré qu’un petit écran monochrome pouvait changer le monde.

Publié le

 
Macintosh 128 K
© Unsplash / Matt Mech

L’histoire d’Apple a été ponctuée de moments charnières, passant presque au statut de légendes avec le temps. L’arrivée de l’iPhone en 2007, qui combinait un téléphone, un lecteur multimédia et un ordinateur de poche en un seul appareil. Le MacBook Air, en 2008, ordinateur le plus fin de son époque. En 2010, le premier iPad a donné naissance à une toute nouvelle catégorie d’appareils : les tablettes tactiles.

Attardons-nous aujourd’hui sur un appareil qui a été l’équivalent d’une secousse dans le secteur de l’informatique personnelle : le Macintosh 128 k. Retour en 1984, époque où les vêtements étaient parés de mille couleurs, ou la pop de Michael Jackson et de Madonna passait sur toutes les radios et où la fascination pour les technologies personnelles étaient à son comble.

Le Macintosh 128k : la naissance d’une révolution

Le Macintosh 128k comptait sur un processeur fabriqué par Motorola, le 68000, cadencé à 8 MHz. On est évidemment très loin des puces Apple Silicon, mais il y a 40 ans, ce CPU était une véritable Royce. Doté d’une architecture de type RISC (Reduced Instruction Set Computer), il pouvait exécuter un ensemble d’instructions relativement simple, mais de manière très efficace, ce qui le rendait rapide et flexible.

Le 68000 était secondé par 128 Kio (kibioctets) de mémoire vive, une quantité énorme pour un ordinateur personnel à cette époque. Cette quantité de mémoire était ainsi répartie : 16 Kio alloués au système d’exploitation, 22 Kio consacrés à l’affichage, et 90 Kio réservés aux applications.

Le dispositif d’affichage, constitué d’un écran monochrome de 9 pouces affichant une résolution de 512×342 pixels, et a introduit la norme des 72 PPP (points par pouce) restée un standard longtemps après sa sortie. Au niveau de la connectique, le 128k pouvait compter sur deux ports série RS-422 DE-9 et d’un connecteur propriétaire pour le lecteur de disquette.

Steve Jobs 1984

Steve Jobs pris en photo avec un Macintosh 128k en 1984 (sans son col roulé !). © Bernard Gotfryd / Wikipédia

La dimension narrative : déconstruction d’un message publicitaire

Le génie d’Apple s’est également vérifié avec son coup publicitaire magistral, qui a marqué toutes les mémoires : 1984. Diffusée lors du Super Bowl XVIII, cette création publicitaire, inspirée du roman de George Orwell, dépeignait le Macintosh comme l’outil de libération ultime face à l’uniformisation informatique incarnée par l’ennemi IBM.

Le film publicitaire, réalisé par Ridley Scott, présentait une athlète poursuivie par des forces de l’ordre, qui lance un marteau contre un écran géant diffusant un discours totalitaire. Cette allégorie puissante positionnait Apple non plus comme simple fabricant d’ordinateurs, mais presque comme un porteur d’une vision émancipatrice de l’informatique personnelle.

Le Macintosh 128k reste, encore aujourd’hui, l’un des appareils les plus iconiques d’Apple. Vendu pour 2 495 dollars à sa sortie (l’équivalent de 7 500 dollars d’aujourd’hui environ), il a permis à de nombreuses personnes d’accéder à un ordinateur fiable, puissant alors que les machines concurrentes pouvaient coûter jusqu’à cinq fois son prix. Il est encore possible d’en trouver de rares modèles en occasion sur eBay, à des prix oscillants entre 1 600 dollars et plus de 7 600 si l’ordinateur est vendu dans sa boîte originelle.

  • Le Macintosh 128k, lancé en 1984, a marqué une révolution dans l’informatique personnelle grâce à ses performances inédites pour l’époque.
  • Son lancement s’est accompagné d’une campagne publicitaire emblématique inspirée du roman 1984 d’Orwell, positionnant Apple comme un acteur visionnaire.
  • Aujourd’hui, le 128k est un objet de collection rare, prisé pour son rôle historique et sa valeur iconique.
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Par : Keleops AG
4.4 / 5
630 avis
1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Haznut

    24 janvier 2025 à 12 h 09 min

    Arrêtez avec vos clichés sur les années 80.
    Je l’ai vécue cette période.
    Si tous les médias (tv, musique, cinéma, mode etc) étaient très colorés et énergiques, c’était pour se changer les idées dans une époque particulièrement morose et anxiogène.
    Les années fric d’un néolibéralisme économique carrément impitoyable, qui a créé énormément de chômage et de précarité, et l’angoisse d’une reprise des tensions de la guerre froide.

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