Apple
Fouiller dans les sacs des employés Apple, une très mauvaise idée
La justice a prononcé une lourde sanction à l’égard de cette pratique peu recommandable.
29,9 millions de dollars américains, soit près de 26,5 millions d’euros : c’est la somme dont doit désormais s’acquitter Apple et qui sanctionne une politique de sécurité décriée mise en place entre juillet 2009 et décembre 2015 dans ses magasins. Les salariés y étaient alors obligés de faire vérifier le contenu de leurs affaires personnelles à la sortie des boutiques du groupe, afin d’éviter les vols.
Si le principe même de cette stratégie est discutable, il faut savoir qu’elle n’était en fait pas décomptée du temps de travail des près de quinze mille équipiers concernés. À la fin de l’année, la durée passée au contrôle représentait donc une somme certaine et difficilement négligeable.
La Cour persiste et signe
Cette peine, qui avait en réalité déjà été prononcée en novembre dernier, est ici confirmée avant un verdict final attendu pour le 7 juillet prochain. Une partie de la somme devrait être reversée aux plaignants, à hauteur de plusieurs centaines de dollars par tête. Les avocats du groupe seront eux aussi grassement rémunérés ; on parle ici de plusieurs millions également rien que pour le cabinet en charge de l’accusation.
Près de cinquante-deux Apple Store sont évoqués dans le dossier ; tous sont situés en Californie. Mais il est malheureusement trop tard pour rejoindre l’action de groupe.
Arroseur arrosé
Parmi les arguments de la défense, on peut citer que les salariés pouvaient s’ils le souhaitaient laisser leurs effets personnels à la maison avant de venir travailler. Une déclaration rejetée par le juge américain William Alsup, celui-ci rappelant qu’Apple décrit justement l’iPhone contre partie “intégrante” de la vie de chacun.
En plus des 18,9 millions de dollars de compensation destinés aux victimes, 449 000 dollars seront à transférer à l’état comme frais de pénalité. Les trois quarts de ce montant seront alors reversés à l’agence gouvernementale se chargeant de lutter pour de meilleures conditions de travail, un sujet-clé chez la Pomme depuis maintenant plusieurs mois.